Roman

La dernière échappée, troisième livre, mais premier roman de Léa Frédeval a une très jolie couverture. Deux dessins aux pastels et aux couleurs douces: une décapotables où sont assises deux femmes, dont une qu’on imagine significativement plus âgée, une route bordée de verdure et la mer à l’horizon.
C’est l’histoire d’une jeune adulte et de sa grand-mère qui prennent la route pour échapper aux fatalités de leurs vies respectives : une rupture et un placement en Ehpad. L’auteur nous emmène dans un road trip intergénérationnel sensible et captivant. C’est un récit à deux voix où s’alterne les points de vue de Chloé et Leopoldine. La lucidité, la fougue et l’intransigeance de la jeune femme s’équilibre au fil de la lecture avec les prises de consciences de Léopoldine dont la santé décline. Et leurs expériences exposées en miroir provoquent ainsi la réflexion et le questionnement chez le lecteur. Dans ce roman dont l’écriture fine et bien rythmée ne manque pas de faire sourire, voire rire, la mort et le deuil ne sont jamais loin et semblent s’adresser aux lecteurs à travers les voix des protagonistes. C’est un livre qui raconte la féminité forcée, celle d’une femme qui dit avoir vécu « la vie d’une autre » à une époque ou seule la transgression ou la famille était possible. C’est une histoire qui parle d’amour, de la mort, de l’abandon et du deuil.


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